Introduction par Gilles Albalat.
Michaël Delafosse : Je veux d’abord remercier les équipes du tri postal pour leur accueil. Nous avons la volonté d’aller à la rencontre de tous les Montpelliérains, dans tous les quartiers. C’est le sens des rencontres que nous organisons tout au long de la campagne.
Ce soir, je vous propose un temps structuré en trois moments, un point sur le bilan du mandat qui s’achève, une présentation des engagements pour la suite, puis un échange avec vous.
Je tiens à commencer par affirmer une chose essentielle : les engagements pris devant les électeurs en 2020 ont été honorés.
Ce travail se retrouve dans plusieurs réalisations :
- La connexion de la gare Sud de France à la ligne 1 de tramway.
- La création de la ligne 5 de tramway, qui est une transformation majeure pour votre quartier, avec notamment le parvis Marc Bloch et l’Atrium, une bibliothèque universitaire ouverte à tous.
- La rénovation de la route de Mende.
- La réouverture de la piscine de la Motte Rouge, fermée depuis une dizaine d’années, devenue aujourd’hui la piscine Françoise et Yves Jarrousse.
- La mise en œuvre de la gratuité des transports depuis décembre 2023.
- La création d’un fonds d’urgence pour la culture.
- L’agrandissement de la Maison pour Tous Albert Dubout.
- La démolition de la tour d’Assas, symbole de la reconstruction du quartier de la Mosson.
- La transformation de grandes places de la ville pour créer du lien social, notamment la Comédie, l’Esplanade, la place Max Rouquette ou encore la place des Martyrs de la Résistance.
- Enfin, l’ajournement du projet de centre commercial Ode à la Mer.
Ce mandat a aussi été marqué par de nombreux défis, notamment la lutte contre le narcotrafic, en particulier sur le secteur de Montasinos.
Aujourd’hui, je me représente comme candidat afin de poursuivre la transformation de Montpellier.
Pour cela, voici plusieurs propositions que je défendrai en tant que candidat :
- Mettre en œuvre un plan de rénovation des infrastructures sportives à l’horizon 2035, par exemple sur le site de Veyrassi.
- Faire sortir le tramway de la métropole.
- Développer l’offre de transports en commun avec les quatre lignes de bustram.
- Engager un plan de marchabilité, en mettant autant d’énergie dans la sécurisation des déplacements piétons que nous en avons mis dans le vélo, afin que chacun puisse se déplacer en sécurité.
- Créer des corridors marchables végétalisés, comme celui du chemin de l’aqueduc.
- Les places des quartiers seront réaménagées pour devenir de véritables lieux de convivialité et de partage, notamment la place Jean-Baumel au Plan des 4 Seigneurs ou la place Chaptal. Ces projets feront l’objet de concertations dès le début du mandat.
- Rester aux côtés des enseignants, adapter les écoles aux épisodes caniculaires, développer l’école dehors et créer des bibliothèques dans les écoles.
- Augmenter l’offre publique de logements étudiants, en aidant le CROUS mais aussi via les bailleurs sociaux.
- Soutenir l’emploi, notamment à travers les industries culturelles et créatives.
Echanges avec la salle :
- Nous avons pu suivre la mise en place de la ligne 5 mais nous avons eu peu d’informations sur les modifications des trajets de bus que son arrivée implique, notamment autour de la ligne 13.
Michaël Delafosse : L’arrivée de la ligne 5 a entraîné des changements importants, avec de nombreuses phases de tests. Le nouveau réseau de bus est lui aussi en phase d’ajustement. Une nouvelle navette sera mise en place vers l’école d’architecture et la rue de l’Abbé Paul Parguel afin d’améliorer la desserte. Vous disposerez de plus d’informations très prochainement.
Les habitudes changent, mais des corrections continueront d’être apportées.
- La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est chère. Pourtant, dans la rue des 4 vents et la rue des 4 seigneurs, le ramassage des déchets n’est plus effectué alors qu’il devrait l’être chaque samedi. Pour l’aménagement de la place Jean Baumel, quelle sera la concertation et le futur aménagement ?
Michaël Delafosse : La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est effectivement élevée, mais elle augmentera encore si rien n’est fait. Je m’engage à la diminuer de 10% si la chaudière CSR est réalisée. Cela nous permettra de ne plus avoir à envoyer nos déchets ailleurs par camion.
L’an dernier, 500 000 euros de pénalités ont été infligés au prestataire pour manquement au ramassage. C’est un symbole de notre volonté sur le sujet.
Concernant la Maison Vigneronne, elle ne pouvait pas être conservée, son état mettait en danger les habitants et le coût de rénovation était équivalent à la création de deux crèches. Gérer le budget d’une commune et en être responsable c’est faire des choix. C’est ce que j’ai fait ici.
Sur la place Max Rouquette, le groupe de travail habitant est un bel exemple de concertation.
La place Jean Baumel, dans un quartier qui a déjà une véritable ambiance de village, doit devenir l’un des plus beaux espaces publics de Montpellier.
Il y aura un groupe de travail habitants, de commerçants, de parents d’élèves pour créer l’aménagement.
- Aux abords des écoles, qu’est ce qui est prévu dans le quartier afin de sécuriser les trajets des enfants ?
Michaël Delafosse : L’ensemble des groupes scolaires, à la fin du prochain mandat, doivent être sécurisés. Tous les enfants doivent pouvoir se rendre à l’école à pied et en sécurité.
On souhaite créer des rues aux écoliers dans les écoles, en concertation avec les parents mais aussi avec les enfants qui doivent avoir un regard sur leur trajet à l’école.
Dans le précédent mandat, 24 Agents de protections des écoles ont été recrutés ; cela n’existait pas avant et nous les avons créés. Ils permettent eux aussi de contribuer à la sécurité des élèves.
- Quel est le projet autour du grand parc du Lunaret ?
Michaël Delafosse : C’est un engagement qui figurera dans le programme.
L’objectif est de penser le bois de Montmaur, le zoo et Lavalette comme un grand ensemble de 170 hectares.
Nous y retravaillerons la marchabilité, avec un cheminement piéton comme entre la ligne 5 et la base de canoë de Lavalette. Cet espace deviendra un lieu accessible aux familles et un espace de fraicheur où, lorsque les conditions seront réunies, la baignade sera possible.
Il y a également quelques lieux de balades extraordinaires que nous devrons ouvrir au public et mettre en valeur.
- Dans la rue des Platanes et la rue des Acacias, il est difficile de circuler car beaucoup de stationnement sauvage et des petits trottoirs. Dans l’allée des Magnolias, nous n’avons eu aucune information sur la durée du chantier de création de la piste cyclable.
Michaël Delafosse : Un plan de reconquête des trottoirs sera engagé. Le stationnement sauvage sur les trottoirs met en danger les piétons et doit être sanctionné, avec des amendes de 135 euros. C’est un des exemples qui explique le recrutement de policiers municipaux et le développement de la vidéoverbalisation. Le nombre de verbalisations sera rendu public pour montrer notre engagement.
Le chantier est immense sur la marchabilité, il y aura nécessairement une hiérarchisation des voiries car tout ne peut pas être fait en un mandat.
L’information autour des travaux est aussi un point d’amélioration que je prends. Mais je peux déjà affirmer qu’il y aura moins de travaux.
- L’avenue Paul Parguel est très étroite, le bus monte sur la piste cyclable et met en danger les cyclistes. Quelles places vont prendre les arbres dans la ville ?
Michaël Delafosse : On prend le point sur la sécurité et le bus.
La végétalisation est systématiquement intégrée aux nouveaux aménagements. L’objectif est également de développer les micro-fleurissements chez les particuliers avec les bons de végétalisation ainsi que sur les terrains des autres institutions publiques afin de continuer d’adapter la ville au changement climatique.
Sur Paul Parguel, on ne pouvait pas végétaliser sans fragiliser le trottoir.
- Quel est le futur du Collège des Écossais ? Il manque de mobilier urbain sur la place Eugène Bataillon pour s’asseoir.
Michaël Delafosse : Sur la place Eugène Bataillon, il y aura plus de bancs afin de permettre aux étudiants de se retrouver. A l’échelle de la ville, on mettra en place le projet 1000 bancs. Il complétera le plan de marchabilité puisque si les gens marchent, il faut aussi qu’ils puissent se poser et discuter.
Sur le Collège des Écossais, il est désormais classé au PLUI. Avec l’école d’architecture, on rénovera ce lieu et le parc du collège deviendra un parc public, ouvert à tous. Je proposerai également de faire entrer Montpellier dans le réseau Geddes, en l’honneur du créateur du collège et qui permettra de tisser des liens avec d’autres villes.
- Dans la rue des 4 vents, il y a un problème avec les camions de plus de 5 tonnes qui y sont pourtant interdits.
Michaël Delafosse : Ce problème provient des applications GPS qui amènent les camions sur d’autres chemins supposés plus rapides dans des rues qui ne sont pas adaptées ni à la hausse du trafic ni à la dimension des véhicules. Ce problème provient essentiellement de là. Le moyen le plus simple de supprimer ce problème est de modifier le plan de circulation mais cela demande une réflexion à l’échelle du quartier.
- Un lieu de rencontre est-il prévu sur le quartier ?
Michaël Delafosse : Le lien social est une priorité. Le quartier du Plan des 4 Seigneurs manque encore de lieux de rencontre, et c’est une orientation que nous souhaitons donner.
Un club de l’Âge d’Or sera créé à Malbosc. Il n’y a pas d’engagement immédiat sur une nouvelle Maison pour Tous, mais le point est pris.
- Quand la fibre sera raccordée dans la rue des 4 seigneurs, versant Vincent Oriol?
Michaël Delafosse : Sur le sujet de la fibre, Orange s’est engagée à ce qu’à la fin de l’année 2026 tous les Montpelliérains soient raccordés à la Fibre. Nous sommes très engagés sur ce sujet afin de faire respecter cela. C’est un rapport de force avec les équipes d’Orange.
- Au plan des 4 seigneurs, nous avons des inquiétudes autour de l’urbanisation. Vous aviez promis la fin de l’urbanisation à la parcelle. De plus, il y a de nombreux sangliers dans la ville, que faire ?
Michaël Delafosse : Le PLUI a été modifié et de nombreux endroits auparavant constructibles ne le sont plus. Les dossiers dont vous avez parlé datent de l’ancien. Nous avons fixé la nouvelle règle qui prévaut aujourd’hui.
Sur le sujet des sangliers, de nombreux maires sont confrontés à ce sujet. C’est une compétence de l’Etat, que nous continuons de challenger sur le sujet. Nous allons également aller au-delà de nos compétences afin d’expérimenter sur la stérilisation des sangliers.
La chasse a bien été interdite dans la métropole, comme à l’agriparc des Bouisses afin de sécuriser les personnes qui se baladent.
- Au stade Veyrassi, il y a de nombreuses nuisances, que faire ?
Michaël Delafosse : Ce site doit rester un terrain de sport qui permettra aux Barracudas de continuer de faire la fierté de la ville, bien qu’il n’ait pas à être une boite de nuit géante. Sur le bruit des équipements, ils passeront à l’électrique si les modèles existent. Cela permet une économie d’énergie et une réduction des nuisances sonores.
Je souhaite néanmoins rappeler qu’il est normal que le stade vive, notamment en journée.
- Remerciements au soutien donné aux Barracudas.
Michaël Delafosse : Le stade de Veyrassi fait partie du plan sport 2035, au même titre que le stade de la Mosson et l’accompagnement du MHB vers une nouvelle salle par exemple.
Il est également crucial de développer le sport d’élite comme nous le connaissons à Montpellier mais aussi le sport pour tous, c’est à dire le sport féminin et le handi-sport. On doit continuer de les mettre en avant.
- Quel est le projet sur le terrain vague entre la rue de l’Hortus et la route de Mende ?
Michaël Delafosse : Cette parcelle est soumise à un problème d’inondations qui empêche, à ce stade, tout projet d’aménagement.
Conclusion.