Protéger, prévenir, rassurer
La sécurité est une exigence fondamentale. C’est même, pour beaucoup de nos concitoyens, la première des libertés : celle de pouvoir se déplacer, travailler, étudier, sortir, vivre tout simplement sans peur. À Montpellier, je n’ai jamais considéré ce sujet comme secondaire, ni comme un terrain de postures idéologiques. Avec mon équipe, nous avons fait un choix clair : agir avec sérieux, fermeté et humanité.
Je le dis avec force : la sécurité est une question sociale. Les premières victimes de l’insécurité sont les plus fragiles — les femmes, les enfants, les personnes âgées, les habitants des quartiers populaires. C’est pour eux que nous devons être exigeants, efficaces et justes.
Une ville qui protège : des moyens humains et technologiques renforcés
Depuis 2020, nous avons profondément renforcé la protection des Montpelliéraines et des Montpelliérains. Nous avons recruté 148 agents supplémentaires, dont 58 policiers municipaux, créé la police métropolitaine des transports, mis en place une brigade cynophile, développé la sûreté dans le logement social et renforcé la présence de nuit et autour des écoles. Nous avons aussi investi massivement dans la vidéoprotection, avec désormais plus de 500 caméras sur l’ensemble de la ville.
Mais la sécurité ne se résume pas aux moyens. Elle repose aussi sur la proximité, la prévention et le lien humain. C’est pourquoi nous avons développé la médiation, les rappels à l’ordre, le Conseil des droits et devoirs des familles, les travaux d’intérêt général, et toute une politique d’accompagnement pour éviter que les parcours de vie ne basculent dans la violence ou la délinquance.
Fermeté républicaine et partenariat avec l’État
Face aux trafics, notamment au narcotrafic, nous avons fait le choix de la fermeté républicaine. Aux côtés de l’État, nous agissons contre les points de deal, contre les commerces qui blanchissent l’argent de la drogue et nous poursuivons les expulsions de logements sociaux lorsque des trafiquants sont condamnés, toujours dans le respect du droit. Protéger les habitants, c’est aussi ne rien céder aux réseaux criminels.
Un nouveau cap pour 2026 : plus de proximité, plus de protection
Pour le prochain mandat, nous allons aller encore plus loin. Nous recruterons 100 agents supplémentaires et nous doublerons le nombre de caméras, avec 1 000 équipements de vidéoprotection dans l’espace public. Nous créerons un Hôtel des sécurités à Celleneuve, véritable cœur opérationnel regroupant police municipale, centre de supervision, sécurité civile et gestion de crise. Nous mettrons en place un numéro d’appel simple à 4 chiffres pour joindre directement la police municipale, et nous installerons des bornes d’appel d’urgence dans l’Écusson et à Port Marianne.
Nous renforcerons aussi la protection du quotidien : une brigade de proximité dédiée aux commerçants, une évolution du bouton SOS de l’application M’Ticket avec la vidéo en temps réel, et un plan ambitieux contre les nuisances sonores, avec radars de bruit et régulation des comportements nocturnes.
Prévenir, aménager, protéger : une sécurité pour aujourd’hui et pour demain
La sécurité, ce n’est pas seulement intervenir après coup : c’est empêcher que la violence ne s’installe. Nous allons donc amplifier la prévention, avec davantage de médiateurs, plus d’actions dans les écoles et les clubs sportifs, et une montée en puissance des travaux d’intérêt général jusqu’à 8 000 heures par an. Nous renforcerons aussi la sécurité des femmes dans l’espace public, la lutte contre les violences intrafamiliales, et la prévention contre les dérives du numérique et la prostitution des mineurs.
Nous continuerons également à penser la sécurité dans l’aménagement de la ville : mieux éclairer, mieux dessiner les espaces publics, clarifier les limites entre espaces privés et publics dans les grands ensembles, sécuriser les abords d’écoles, et redonner vie aux espaces délaissés qui sont souvent le terreau de l’insécurité.
Enfin, nous préparons Montpellier aux nouveaux risques. Nous formerons 10 000 habitants aux gestes de premiers secours, nous déploierons davantage de défibrillateurs, nous renforcerons la réserve communale et nous ouvrirons une troisième caserne de pompiers à Montpellier Sud, pour faire face aux crises, notamment climatiques.
Aux côtés de l’État, nous construisons une sécurité de proximité, ferme contre la délinquance, protectrice pour les victimes et préventive pour l’avenir. C’est cette vision que je porte. C’est celle que nous continuerons de faire vivre à Montpellier.